Druelle village
Druelle village

photo : Méravilles

Druelle-BALSAC

Carte situation Druelle
Carte situation Druelle

Superficie : 51 km2
Population : 2943 (2014)
Druellois
Altitude : 374 à 666 m

Chateau Druelle
Château de Druelle © Méravilles, Rodez agglomération

Vaste commune rurale, Druelle s’étend sur un plateau dominant la vallée de l’Aveyron. Son paysage vallonné offre de magnifiques panoramas, ouverts sur les hameaux et la campagne environnante, notamment le Ségala.
La commune est née après la Révolution de la réunion des paroisses de Saint-Martin de Limouze, Ampiac et Abbas. La mairie se situait à Ampiac, avant d’être déplacée en 2013 au Bouldou.

La richesse patrimoniale de Druelle tient à ces écrins de verdure qui mettent en scène ses nombreux hameaux.

Maison du XVeme siecle Ampiac
Maison du XVeme siecle Ampiac

Le bourg de Druelle conserve le dessin d’un noyau ancien formé autour du château, dont les parties les plus anciennes remontent au XVe siècle. Ce lieu est attaché  à la famille de Rodat, dont est issue Émilie de Rodat, fondatrice de la congrégation de la Sainte-Famille. 

abbas
Église d'Abbas © Tordjeman, Rodez agglomération

À Abbas, le prieuré Saint-Amans a été rattaché au XIIIe siècle à l’hôpital-du-Pas de Rodez pour l’enrichir de ses subsides. La petite église gothique avec son clocher massif date du XVe siècle. Attenants, les vestiges des bâtiments du prieuré. L’église n’a pas subi d’agrandissements au XIXe  siècle, contrairement à de nombreuses églises aveyronnaises.

Au XIIIe  siècle, les gentilshommes ruthénois quittent la ville pour s’installer sur leurs terres, au moment où les comtes de Rodez se fixent à Montrozier. C’est le cas de la famille Scorailles originaire d’Auvergne, qui détenait une seigneurie à Bourran, La Capelle et Agnac (ou Anhac). Le hameau conserve un ensemble de maisons de la fin du Moyen Age au XIXe  siècle, avec des escaliers extérieurs parfois couverts de porches, et de fermes avec citerne ou puits et fours à pain.

Clocher église d'Ampiac
Eglise d'Ampiac © Méravilles, Rodez agglomération

Ampiac doit son nom à la famille éponyme, mentionnée dès le XIIIe siècle. Le château conserve d’ailleurs des parties datables de cette période, dont les armoiries à trois pommes de pin, sur l’une des façades est. Le château témoigne surtout des travaux réalisés aux XVe et XVIe siècles par la famille de Saunhac alors propriétaires, avec le percement de fenêtres à croisées et l’ajout de tourelles d’angle dotées de bouches à feu à tête de lions.
L’église est agrandie au XIXe siècle jusqu’à jouxter le château. L’élément le plus remarquable est la tour-clocher construite en 1547, dotée de gargouilles à têtes de lion. En partie basse, elle abrite une chapelle voûtée, dont la clé porte les armes des Saunhac.
Le village conserve quelques maisons du Moyen Âge dont l’une, fait rare, avec deux fenêtres datables des XIIIe ou XIVe siècles. Sur le promontoire de Castan, dominant Ampiac, subsistent quelques maisons et vestiges de la fin du Moyen Âge et de l’époque moderne. Le château y aurait été incendié au cours des Guerres de Religion.

Eglise Saint-Clément
Eglise Saint-Clément © Rodez agglomération

Le Pas dépendait de l’hôpital-du-Pas de Rodez comme Abbas. L’église est liée à la famille de Neuvéglise. En 1565, Jean de Neuvéglise, procureur de Rodez, par testament y fonde une chapelle et commande le haut-relief du couronnement de la Vierge par la Trinité, toujours conservée. L’édifice a subi de nombreuses modifications au XIXe siècle, mais conserve au-dessus de la porte les armoiries des Neuvéglise.

L’église de Saint-Clément est sans conteste la plus ancienne du territoire de l’agglomération. Construite en moellon et pourvue d’ouvertures caractéristiques en « trou de serrure », elle appartient au groupe des églises, dites préromanes, à chœur rectangulaire et aux angles arrondis du sud et de l’ouest du Rouergue.

Prieuré du Sauvage à Balsac
Prieuré du Sauvage à Balsac

Balsac est mentionné dans le cartulaire de Conques dès le 9e siècle. 

Le plus ancien édifice de la commune est le remarquable prieuré grandmontain du Sauvage fondé au début du 13e siècle. Cet ordre, fondé par Etienne de Muret dans le Limousin au 11e siècle, est un ordre austère dont les constructions possèdent de nombreux points communs avec l’architecture des cisterciens. Le prieuré fait l’objet depuis de nombreuses années d’un chantier de restauration animé par des bénévoles, l’association des Amis du Prieuré du Sauvage. L’association assure aussi les visites guidées, sur demande, du site. La salle capitulaire, où se prenaient les décisions de la communauté et où était rappelé la règle, est bien conservée.
Le château de Balsac, organisé autour d’une cour fermée, est un bel exemple de petit château de la Renaissance. On entre dans la cour en passant sous un porche surmonté d’un pigeonnier carré. Le logis est percé de fenêtres à meneaux surmontées de frontons triangulaires et flanqué par des tours circulaires. Le donjon, qui daterait du 14e siècle, est un vestige du passé féodal du site. Au Moyen Age, le territoire est en effet divisé entre plusieurs seigneurs.

Eglise de Balsac (XVIe siècle)
Eglise de Balsac (XVIe siècle)

Les puissantes abbayes du Rouergue étaient également présentes sur le territoire, comme Bonnecombe qui détenait une tour à Capdenaguet en 1240.
L’église de Balsac a été reconstruite au 16e siècle. Elle conserve néanmoins plusieurs statues plus anciennes, du 15e siècle.