Olemps
Olemps

photo : Méravilles

Olemps

Carte situation Olemps
Carte situation Olemps

Superficie : 13 km2
Population : 3 280 (2013)
Olempiens
Altitude : 490 à 639 m

Traversé d’est en nord-ouest par l’Aveyron, Olemps offre de nombreux panoramas remarquables. Le territoire est scindé en deux parties distinctes, agricole à l’ouest et urbaine à l’est.

Eglise de la Mouline
Église de la Mouline © Rodez agglomération

Repères historiques

L’histoire d’Olemps est intimement liée à celle de Rodez. La terre d’Olemps dépend de l’église Saint-Amans, pour le pouvoir spirituel, et des comtes de Rodez pour le temporel. À partir du XIIe siècle, l’abbaye de Bonnecombe y a également des droits.
Le développement d’Olemps est réparti entre plusieurs quartiers dont celui de la Mouline, lieu de passage important lié à à la présence d’un pont dès le Moyen Âge. C’est à cet emplacement que sont implantées la mairie au XIXe siècle puis l’église paroissiale au début du XXe siècle. Bâti au creux de la vallée, le bourg de la Mouline, dont les maisons se sont groupées sur les rives de l'Aveyron et les bords de la route, sépare au Sud-Ouest la ville de Rodez du plateau de Luc. L’histoire du village, mentionné dans un acte du XIIIe siècle, est mal connue.

Dans ses lettres sur l'histoire de Rodez, Henri Affre a consacré un chapitre au « Moli-Nou : Moulin neuf, qui devint, francisé « La Mouline » ou encore « Le Grand Moulin ». Ce nom le distingue des autres moulins existants ; il y avait en effet trois moulins entre La Mouline et Le Monastère : celui de Pontvieil le plus proche (1271), celui de Tripadou, appelé dans les vieux actes « Le Moli del Trepador » qui se trouve dans le Bois Madame, et le moulin de la Roque, plus en amont.

Le Château d'Olemps
Château d'Olemps © Rodez agglomération

Patrimoine

Le château d'Olemps est construit à la fin du XVIe siècle par Hugues Caulet, habitant du bourg de Rodez qui possèdait un moulin au Monastère et tenait plusieurs seigneuries. L’édifice constitue un bel exemple de l’architecture de style Louis XIII, dont la caractéristique la plus évidente est le jeu de polychromie : l’ardoise et le grès rouge (à la place de la brique dans le reste du royaume) contrastent avec le calcaire.

Dans le cœur du village d’Olemps se dresse une croix historiée en grès rose, datant du
XVe siècle.

Château de Castelgaillard
Château de Castelgaillard © Rodez agglomération


Le château de Castelgaillard
, plus ancien, est une résidence de campagne des comtes de Rodez. Le corps de logis rectangulaire a conservé une allure du XVIIe siècle avec ses fenêtres à meneaux. À l’arrière, une grosse tour massive a servi probablement de réservoir pour l’eau captée sur le plateau grâce à des rigoles en bois. 

Le bois de Linars existe déjà en 1197, au début du règne de Philippe Auguste, date à laquelle il est vendu à l’hôpital-du-Pas. En 1511, quand la peste reparaît sur la paroisse Saint-Amans, les malades de l'hôpital-du-Pas sont transportés à 5 km de la ville, à la métairie de Linars.

Hôpital de Cayssiols
Hôpital de Cayssiols © Tordjeman, Rodez agglomération

Ancien domaine agricole dépendant de l'asile départemental d'aliénés de Paraire, à Rodez, Cayssiols est devenu un hôpital psychiatrique des plus importants. En 1931, la Congrégation Sainte-Marie-de-l'Assomption rachète le domaine au Conseil général de l’Aveyron, à charge pour elle de faire édifier un nouvel asile d’aliénés. Le chantier, confié aux architectes clermontois Louis et Marcel Jarrier, assistés de l’architecte départemental de l’Aveyron André Boyer, débute en 1931. Les premiers transferts de malades sont réalisés en 1939 et s’achèvent en 1955. Les travaux se poursuivent néanmoins jusqu’au milieu des années 1960. 

Toizac, Olemps
Toizac © Rodez agglomération

Le hameau de Toizac est établi dans le causse bocager qui borde les contreforts du Lévezou à l’ouest d’Olemps. Seigneurie rattachée à celle d’Agnac à la fin du XIIIe siècle, Toizac appartient à Géraud de Scorailles, sieur de Bourran, puis au XVe siècle aux de Grun. L’ancienne maison seigneuriale, édifiée au XVIe siècle, se manifeste à l’entrée du hameau par la tour qui flanque son logis et dont la partie haute servait de pigeonnier.